Victimes de Hassi Messaoud : enfin un début de dénouement (El Watan)

Publié le par hassi-messaoud.over-blog.com

 

L’une des femmes victimes de Hassi Messaoud, résidant dans la région d’Oran, a finalement eu son autorisation pour ouvrir un kiosque multiservice dans le cadre de la solidarité nationale.



 

Comme ses camarades originaires d’ici où d’autres wilayas, celle-ci s’est également retrouvée dans des conditions précaires depuis l’année 2001 lorsque, au traumatisme de la violence que ces femmes ont vécu, est venu s’adjoindre la perte des emplois qu’elles occupaient dignement auparavant. Ceci, sans parler des menaces persistantes qui ont suivi le dépôt de plaintes et le témoignage direct lors des procès intentés à ce sujet. C’est la raison pour laquelle l’intéressée a souhaité non seulement garder l’anonymat mais aussi taire le lieu de sa résidence. En tout cas, « avant de signer l’autorisation, le maire d’Es Sénia a de tout temps refusé de nous recevoir. Il nous a même chassées », se plaint-elle. En revanche, elle ne tarit pas d’éloges à l’égard du directeur de la DAS, instance au sein de laquelle elle a dû trouver des oreilles attentives. C’est le cas également à Alger, au ministère de la Solidarité nationale et à l’ANSEJ. L’autorisation a été signée le 10 avril. La région d’Oran abrite trois de ces femmes. Si à l’échelle nationale, la volonté pour les aider existe, c’est, par contre, selon elle, au niveau local qu’on enregistre des blocages. C’est parce que leurs conditions de vie demeurent toujours précaires qu’elles acceptent aujourd’hui de témoigner lorsqu’elles sont invitées à des séminaires par exemple. Il s’agit pour elles de continuer à faire pression pour que les promesses qu’on leur a faites aboutissent, comme ici, à des résultats concrets.

 

DB

El Watan, 17 avril 2005

Publié dans Articles 2005

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